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3.2 Les transports en commun bruxellois

Comme beaucoup d'autres villes de petite taille à faible densité de population et fort étallement, Bruxelles est une ville peu propice aux transports en commun. En effet, il est difficile d'y installer un reseau suffisamment dense et cadencé pour permettre des déplacements rapides. Plus d'infos...

De plus, une fraction importante du trafic automobile bruxellois aux heures de pointe, c'est les navetteurs habitant en périphérie. Pour diminuer ce trafic, il faut offrir a ces navetteurs des alternatives réalistes pour se rendre au centre, à savoir un réseau de RER et de métro périphérique couplé à des parkings de délestage facilement accessibles en voiture et suffisamment grands et sécurisés.

Malgré la faible couverture du métro, sa fréquentation est assez élevée (350 000 trajets par jour selon DRP) et son exploitation est bénéficiaire. C'est un moyen de transport rapide et écologique qui ne se fait pas au détriment de la circulation en surface. Il serait donc utile d'étendre sa couverture, notamment en périphérie.

Par contre, l'exploitation des bus et trams est largement déficitaire. Les bus Bruxellois ont un taux moyen d’occupation très faible, qui se situe vraisemblablement entre 4 et 8 passagers par km total (en tenant compte des trajets à vide). Leur impact sur l'environnement est donc élevé ; il se situe, selon le tableau en 2.5, au niveau des grosses voitures à combustion. Le bus est donc à Bruxelles un des modes de transport les moins écologiques.

Pour améliorer la vitesse des bus et des trams, un nombre croissant de bandes de circulation leurs sont réservées. Or, ces bandes n'accueillent généralement pas plus d'une dizaine de bus par heure - soit en moyenne quelques dizaines de passagers - alors que la même bande de circulation accueillerait quelques centaines d'automobilistes par heure. Dès lors, convertir des bandes de circulation en bandes de bus et de tram est donc à Bruxelles une aberration dont le seul effet est d’augmenter les embouteillages et leurs nuisances, à savoir la congestion de la villes, la pollution urbaine, les émissions de CO2 et la consommation pétrolière.

Croire qu’améliorer la qualité du service des bus augmentera significativement leur taux d’utilisation est illusoire, car en l’absence de RER couplé à des parkings de périphérie et de réseau de métro suffisamment dense et étendu, la voiture reste le seul moyen de transport acceptable pour beaucoup de gens qui travaillent.

 
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